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Tronc commun première secondaire 2026 : ce qui change

Tronc commun première secondaire 2026 : ce qui change

Le tronc commun de première secondaire 2026 n’est plus une proposition. Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a voté le décret le 27 mai 2026, et celui-ci s’impose désormais à tous les établissements secondaires de Wallonie et de Bruxelles pour l’année scolaire qui a débuté ce mois-ci. Les élèves de première année suivent un programme commun unique au lieu d’être répartis entre plusieurs filières, et les écoles ont eu environ trois mois entre le vote et la rentrée de septembre pour mettre en place la nouvelle grille horaire, les nouvelles matières et la disparition de l’ancienne filière 1D. Si votre établissement présente encore cela aux parents comme un projet en attente de vote, cette description a plus de trois mois de retard : les chiffres ci-dessous sont applicables, et non plus proposés.

Tronc commun première secondaire 2026 : ce qui est désormais la loi

Le vote lui-même n’est pas passé inaperçu. Le compte-rendu de L’Avenir le jour du vote évoque une procédure accélérée que l’opposition a fini par accepter, après un examen en commission la veille du vote. Un second article de L’Avenir, publié le même jour, détaille ce que les écoles ont eu trois mois pour mettre en œuvre avant la rentrée de septembre 2026.

Voilà le fait opérationnel que les chefs d’établissement doivent retenir en premier : le décret est en vigueur, le délai de mise en œuvre a déjà couru pendant l’été, et les élèves de 1re secondaire suivent ce programme en classe dès maintenant. Selon la synthèse année par année de la réforme par la RTBF, le gouvernement avait présenté ce plan pour la première année dès décembre 2025 : les grandes lignes étaient donc connues environ neuf mois avant la rentrée de septembre — seuls le texte légal définitif et le nombre exact d’heures sont restés incertains jusqu’à trois mois de l’échéance. Les véritables zones d’ombre de cette réforme se situent un et deux ans plus loin — nous y revenons plus bas —, mais rien concernant la première secondaire n’est plus en attente d’un vote.

Programme 1ère secondaire 2026-2027 : la grille horaire hebdomadaire

Voici le nombre de périodes hebdomadaires sur lequel les écoles travaillent désormais, selon les informations de L’Avenir sur le décret adopté :

MatièrePériodes hebdomadaires
Français – Langues anciennes (FRALA)6
Mathématiques5
Langues modernes4
Sciences3
Histoire-Géographie4
Formation manuelle, technique, technologique et numérique (FMTTN)3
Accompagnement personnalisé2

Cette dotation en mathématiques compte une période de plus que ce que prévoyait la conception initiale du Pacte pour un Enseignement d’Excellence — un changement à signaler aux parents qui se souviendraient d’un chiffre différent dans les médias avant le vote.

Horaire du tronc commun au secondaire, matière par matière

Un changement au niveau des matières mérite d’être nommé clairement plutôt que laissé aux parents à reconstituer au détour d’une conversation informelle : le bloc FMTTN regroupe ce qui était auparavant décrit séparément — la formation manuelle et technique, ainsi qu’un volet plus récent de compétences numériques couvrant les outils, la logique et la culture numérique.

S’agit-il d’une coupe ? La défense du gouvernement et les critiques

La filière différenciée 1D — qui orientait auparavant les élèves jugés non prêts pour le programme standard de première année — a disparu. Son budget d’environ 25 millions d’euros a été réorienté vers le Soutien renforcé et l’Accompagnement personnalisé : le soutien est désormais intégré au programme commun plutôt qu’organisé via une filière distincte.

La ministre de l’Éducation Valérie Glatigny (MR) a directement contesté l’idée qu’il s’agirait d’une coupe déguisée : « aucun domaine de connaissance des référentiels de formation manuelle, technique et technologique n’a été supprimé », a-t-elle déclaré au Parlement, selon le compte-rendu de L’Avenir le jour du vote. Il s’agit d’une affirmation précise et vérifiable sur le contenu des cours, pas d’un jugement sur l’efficacité de la nouvelle structure de soutien par rapport à la filière qu’elle remplace — les écoles doivent s’attendre à cette seconde question de la part des parents, même si le décret lui-même n’y répond pas.

Le vote a été adopté, mais pas sans opposition affichée, qu’il convient de rapporter honnêtement. Le député socialiste Martin Casier a qualifié le texte de porteur d’« éléments essentiels à l’organisation de l’année scolaire, même si nous en condamnons certains aspects », tandis que le député Lib·res Fabien Maingain a estimé que le problème résidait dans la concertation elle-même : « Si vous aviez bien consulté, vous n’auriez pas une opposition unanime de tous les acteurs scolaires. » Bénédicte Linard (Ecolo), qui avait déjà déposé une question orale formelle sur la réforme en janvier, a de son côté critiqué l’envoi de « jeunes de 12-13 ans en entreprise » pendant les journées de découverte professionnelle du programme. Par ailleurs, une organisation de défense du secteur éducatif a signalé des « mesures de formation et des ressources pour les enseignants » liées à la réforme, sans évaluer de façon indépendante si ce soutien est suffisant pour une mise en œuvre aussi rapide.

Cette même contrainte budgétaire s’inscrit dans le tableau plus large des dépenses de la Wallonie-Bruxelles que notre précédent article sur le décret 20-22 périodes de la région reliait à une charge de travail accrue pour les enseignants, sans hausse correspondante des moyens de communication.

Pacte pour un Enseignement d’Excellence : ce qui reste au stade de projet pour les 2e et 3e secondaire

C’est ici que la prudence que les écoles appliquaient à la 1re secondaire en février reste pleinement de mise. La Libre rapportait en février 2026 qu’à l’époque, « il est donc encore difficile pour les directions d’école de présenter leurs programmes aux parents avec certitude » — vrai alors pour chaque année de la réforme, et toujours vrai aujourd’hui spécifiquement pour les 2e et 3e années. Selon les informations de la RTBF, la mise en œuvre pour les 2e et 3e secondaire n’est prévue qu’en septembre 2027 et septembre 2028 respectivement — et aucun des deux textes n’a encore franchi l’étape du vote final. Rien de ce que les écoles communiquent aux parents sur ces années ne doit être présenté comme définitif : les détails peuvent encore évoluer avant que l’un ou l’autre vote n’ait réellement lieu.

La ministre Glatigny a esquissé le raisonnement pour ces années suivantes sans s’engager sur des chiffres définitifs : l’objectif, selon elle, est de corriger le fait que l’ancien système « ne tenait pas compte des élèves qui avaient déjà un projet personnel » (RTBF), et que « l’idée n’est pas d’enfermer un élève dans une filière » trop tôt. La page officielle du Pacte pour un Enseignement d’Excellence confirme directement ce cadrage pour les parents : la mise en œuvre débute en 1re secondaire dès cette rentrée de septembre, « avec un déploiement progressif », tandis que « les années suivantes restent à l’étude, les détails devant être précisés ultérieurement ». Cette page précise aussi ce que le gouvernement prévoit pour accompagner la transition des enseignants — formation continue, aide à la reconversion professionnelle et priorité de placement — le volet de la réforme le plus déterminant pour la réussite des 2e et 3e années.

Comment informer les parents ce mois-ci

Pour la 1re secondaire : communiquer concrètement ce qui est acté

La grille horaire ci-dessus n’est plus provisoire, il n’y a donc aucune raison de rester évasif dans un message destiné aux parents. Concrètement, cela peut prendre la forme d’une seule annonce FR/EN diffusée cette semaine sur le canal parents de la 1re secondaire : les noms des matières, leur nombre de périodes hebdomadaires repris du tableau ci-dessus, et une ligne sur ce qui a disparu (la filière 1D) ainsi qu’une autre sur la destination de ce budget (Soutien renforcé et Accompagnement personnalisé). Envoyez-la en notification push via l’application et reprenez le même message par SMS pour les foyers qui n’ont pas encore installé l’application — une mise à jour de politique scolaire en première semaine est exactement le type de message qui ne devrait pas dépendre de l’application qu’une famille a installée ou non. Un exemple de SMS exploitable : « Mise à jour 1re secondaire : nouvelle grille horaire en vigueur (maths 5h, FRALA 6h/semaine). L’ancienne filière 1D a disparu ; le soutien est désormais intégré à chaque cours. Détails complets : [lien]. » Programmer l’envoi de ce message relève du même travail détaillé semaine par semaine dans notre plan de messages de la première semaine en FWB ; il s’agit ici simplement de la ligne consacrée au tronc commun dans ce plan.

Pour les 2e et 3e secondaire : signaler le statut de projet, sans le cacher

L’Institut Sainte-Thérèse d’Avila / Collège Saint-Joseph de Chênée propose ici un modèle exploitable : plutôt que de publier une grille horaire, l’établissement décrit le tronc commun aux parents à travers sept domaines d’apprentissage en langage clair — français/arts/culture, langues modernes, mathématiques/sciences/technologie, sciences humaines et citoyenneté, éducation physique et bien-être, créativité et esprit d’entreprendre, apprendre à apprendre — et renvoie explicitement le détail période par période à un document distinct, les « grilles horaires », en invitant les parents qui en ont besoin à le consulter ou à contacter l’école directement. Concrètement, cela ressemble à une brève mise à jour publiée sur le même canal chaque fois que le dossier 2e/3e avance réellement, plutôt qu’à une grande annonce que les parents doivent aller chercher plus tard.

Reconnaître ce qui n’est pas encore acté n’oblige pas à paraître incertain sur ce qui l’est déjà. Gardez ces deux registres clairement distincts dans tout ce que vous envoyez.

Réussir ces deux registres à grande échelle suppose que la même mise à jour atteigne chaque foyer dans la langue qu’il lit réellement, via un canal qu’il consulte, et qu’elle puisse être réémise sans reconstruire un arbre téléphonique chaque fois que le dossier évolue. C’est précisément le problème opérationnel que les plateformes de communication scolaire conçues à cet effet sont censées résoudre, plutôt qu’une application de messagerie généraliste ou une note papier ramenée à la maison. BeeNet est une plateforme construite autour de ce principe — préférence linguistique par famille entre le français et l’anglais pour qu’un foyer bilingue ne reçoive jamais le même avis en double, annonces ciblées au niveau d’une seule année, et module SMS natif pour les foyers qui n’ont pas encore ouvert l’application.

Les parents de Wallonie et de Bruxelles entendent déjà parler du tronc commun ce mois-ci — par d’autres parents, dans des groupes de discussion, à travers les articles cités plus haut. La question, pour votre établissement, n’est pas de savoir si cette conversation aura lieu, mais si c’est votre version qui atteint les familles en premier.

Références

Pour les références et sources, voir la version anglaise de cet article.

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